Lettre à un chirurgien

C’est fou comme la défaillance du corps amène le sujet souffrant dans une sorte de vacillement. C’est probablement le seul moment où il ne peut plus nier les questions existentielles. Où le masque de l’illusion de contrôle tombe. Le Réel nous rattrape. Quelque chose nous échappe : Nous ne sommes plus Maitre en la demeure.

Et à demi masqué, ce rappel incontournable... notre finitude.

Une Psychologue qui regarde le foot ?

Jour de 1er match de la France à la Coupe du Monde, avec nos génies d’attaque alignés, l’équipe de France se retrouve malgré tout un peu timorée... Le premier quart d’heure est prometteur, mais sans concrétisation, l’équipe est gagnée par quelque chose de l’ordre du doute, de l’empressement, et finalement de la peur de ne pas être à la hauteur… Cette peur qui inhibe, qui tétanise les muscles, qui brouille la circulation d’informations dans le cerveau… Cette équipe, constituée d’individualités remarquables, propose un jeu collectif un peu brouillon, parfois figé : manque de lucidité, erreur de concentration, précipitation, mental en berne… bref c’est bien au-dessus des épaules que ça pèche !

Zoé et le Petit Prince

 

Dès mon arrivée ce matin là, le médecin du service m'interpelle dans le couloir et m'informe de l'admission d'une femme de 42 ans, en fin de vie. Alors qu'il me donne quelques éléments médicaux,  je lis dans ses yeux l'impuissance et aussi, un appel. Nous ne connaissons pas cette patiente, suivie au CHU jusqu'alors, ce qui est un contexte rare pour nous qui sommes habitués à suivre les patients depuis le diagnostic.

Prière du "drogué"


Ô mon Dieu, être de mon être, puisses-tu m'aider en ces temps difficiles...
Ô mon corps, être de chair qui est moi, puisses-tu m'aider en ces temps difficiles...
Je pose sur toi un nouveau regard et je ne serai plus ton ennemi...
Je laisse ainsi le champs de bataille, permets moi seulement de prendre le temps pour le nettoyer ...
Car ô mon corps, je vois maintenant l'absurde de cette guerre, qui m'a fait entendre sema (prison) pour soma (corps)
Je sens bien que je ne t'ai pas aimé comme tu le désirais, que je t'ai tué avant même que tu ne parles...
J'accepte maintenant que je puisse souffrir à cause de ce que je t'ai fait

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