PARTICULIERS

Psychologie clinique / psychotherapie

Pour qui ?

Qu'est-ce que je fais là chez un psy ?  est-ce légitime de faire cette démarche ? est-ce pour les fous? les malades? les gens normaux ?
Qu'est-ce qui pousse à prendre son téléphone pour contacter le psy ?

Celui qui se pose ces questions a déjà commencé le « travail » …

En fait, les demandes sont extrêmement variées et toujours singulières.

De celui qui pense que c'est pour "pas grand chose" : quelque chose qui coince, qui gêne, un mal-être, une difficulté à être heureux alors que "tout va bien" ... un caillou dans la chaussure !

A celui ou celle qui appelle après un événement grave :
un événement qui survient, fait irruption dans votre Vie  (une annonce, un traumatisme, ..) et qui chamboule tout ou presque, qui engendre une solitude terrible …

Celui dont le corps ne tourne plus rond (infertilité, maladie chronique, douleurs, insomnies ) ou se réduit à l’angoisse (crises d’angoisses, attaques de panique, anxiété généralisée)

ou qui s'interroge sur sa place, se questionne, doute, est en quête de sens ...

celui encore qui prend conscience de répétitions de schémas, d'échecs, de pensées dont le sens échappe mais qu’il est décidé à interroger.

et parfois même la sensation que l'on entretient soi-même sa souffrance et qu’il est peut-être temps de vivre autrement ...

 

Qu’est-ce qu’un psychologue « clinicien » ?

Le psychologue clinicien s’occupe principalement du souci de Soi et du processus de subjectivation (devenir auteur de notre propre vie), qui s’effectue dans le cadre de la relation intime directe avec la personne en souffrance, mais non malade (au sens médical du terme), en souffrance de sens.

De cela, du malaise, de la difficulté existentielle, s’occupe spécifiquement la clinique.
Cela opère à partir de la problématique de la subjectivation. En clair, à partir d’un dialogue de type particulier entre deux sujets, le patient, patiemment, y voit plus clair en lui-même et dans sa situation, et, peu à peu, se dégage.
Ainsi engagé, le dialogue de type particulier, on pourrait dire un dialogue professionnel mais il est en même temps et à cause de cela profondément personnel, intime et intense, permet la progression.

 

De la Thérapie de soutien …

Quelques séances suffisent parfois à retrouver un équilibre, à modifier son regard sur une situation, à désamorcer un conflit, prendre du recul, se faire accompagner suite à un changement, une difficulté ponctuelle …

 

A la psychothérapie « analytique »

Notre construction psychique s’est effectuée pendant des années, en engendrant tous ces nœuds qui nous oppressent et nous empêchent d’être pleinement nous-mêmes aujourd’hui. Défaire ces nœuds inconscients peut prendre un certain temps.

« Comment faire, fragile moi-je, sujet soumis aux coulées de lave du volcan de mes pulsions et à mon système de régulation sociale civilisateur susceptible de devenir persécuteur ?
Comment conduire mon existence un tant soit peu libre et créatrice, aux prises avec des contraintes qui peuvent me dépasser, tandis que je demeure le siège de conflits parfois aussi mal compris que déchirants ? à laisser venir au cours du dialogue avec mon thérapeute (car s’il me laisse la parole, lui ne se tait pas) ce qui vient au fil du dévidement de tout ce qui me passe par la tête, vais-je pouvoir au moins partiellement advenir à moi-même et me poser, à partir de ma relation particulière avec mon psy antagoniste, dans le monde comme Sujet de mon histoire ? »