Comment favoriser l'Estime de soi ?

L'Estime de soi est un des critères fondamentaux dans la progression du joueur de football.

L’étape la plus importante du développement de l’estime de soi survient entre 6 et 11 ans (Jean Piaget, spécialiste de la psychologie de l’enfant)

Les enfants étant incapables d’évaluer leurs propres aptitudes, c’est à travers les yeux des adultes qu’ils se voient : ils interprètent leurs expériences d’après les paroles et les gestes des adultes. Les encouragements ou, au contraire, les critiques des parents et des entraîneurs constituent un jugement sur les aptitudes et les prestations des enfants. Les adultes ont donc une influence importante sur la façon dont les jeunes se perçoivent.

Par ordre d’importance, selon une étude canadienne, il semble que les adultes désignés par les enfants comme ayant la plus grande influence sur eux soient :

1 : les entraîneurs!! 2 : les enseignants 3 : les parents.

La méthode utilisée par l’entraîneur pour corriger une technique, favoriser un comportement ou souligner une erreur sera un facteur déterminant du développement ou de la perte de l’estime de soi chez les jeunes sportifs.

L’amélioration de la confiance en soi se fait en mettant l’accent sur les forces plutôt que sur les faiblesses.

Signes du manque d’estime de soi

Les réactions suivantes peuvent être un signe de manque d’estime de soi chez l’enfant :

·      Il évite de faire une tâche ou de relever un défi ou abandonne dès la première frustration. Ceci dénote souvent une crainte de l’échec

·      Il triche ou ment pour ne pas perdre.

·      Il devient contrôleur, donne des ordres afin de camoufler son sentiment d’incapacité́, de frustration ou d’impuissance.

·      Il trouve des excuses (« l’arbitre est nul ») ou diminue l’importance des événements (« de toute façon, je n’aime pas ce sport »)

·      Il s’isole des autres enfants

·      Il a des sautes d’humeur, il se montre triste, il pleure, il a des crises de colère

·      Il émet des commentaires négatifs à son égard tels que «je suis nul », « personne ne m’aime », « c’est ma faute »,

·      Il accepte difficilement les louanges ou la critique.

·      Il se préoccupe à outrance de l’opinion des autres.

B.F. Skinner, psychologue, croit que la personnalité́ de l’individu est tributaire des commentaires positifs reçus tout au long de sa vie.

Selon l’approche sociocognitive de l’apprentissage (Bandura, 1986), les facteurs d’ordre motivationnel (estime de soi, perception de ses compétences, sentiment d’auto-efficacité) ont une influence déterminante sur les processus d’apprentissage des enfants.

Méthodes pour aider les jeunes à développer la confiance et l’estime de soi :

1.    Accueillez les enfants chaleureusement, faites en sorte qu’ils soient heureux d’être là.

2.    Manifestez votre confiance en leur capacité d’apprendre.

3.    Encouragez l’effort sans toujours mettre l’accent sur les résultats.

4.    Profitez de toutes les occasions pour les féliciter, soyez précis, sincère.

5.    Utilisez l’approche « sandwich » pour corriger les erreurs. Offrez un conseil technique entre deux encouragements afin de mettre l’accent sur les points forts de l’enfant.

6.    Pour les 6-8 ans, évitez les jeux à élimination et les activités qui peuvent créer trop de pression. Créez des situations où le taux de succès est élevé !

7.    Pour les 9-11 ans, introduisez davantage de situations pour expérimenter la pression mais dans un cadre rassurant et encouragez les réussites comme les échecs

8.    Confiez-leur des responsabilités. Donnez à chacun la chance d’être chef de file. Alternez les capitaines.

9.    Suscitez l’avis des enfants quand cela s’y prête et encouragez-les à poser des questions.

10.  Veillez à ce que les enfants entre eux apprennent à se soutenir et non se moquer.  

Sources : American Academy of Pediatrics et Association canadienne des entraîneurs

Published on March 6, 2019